Plantes invasives en forêt – Association Forestière Locale Montagne Centre et Sud

 

Plantes invasives en forêt : initiation des propriétaires forestiers

Les propriétaires forestiers privés du secteur ont pu faire la connaissance de diverses plantes invasives, que l’on peut croiser de plus en plus aux abords des sentiers ou même au beau milieu des parcelles.

Fléau ou opportunité, ils ont pu faire la part des choses grâce aux intervenants.

 

 

Plantes invasives en forêt : initiation des propriétaires forestiers

Les propriétaires forestiers privés du secteur ont pu faire la connaissance de diverses plantes invasives, que l’on peut croiser de plus en plus aux abords des sentiers ou même au beau milieu des parcelles.

Fléau ou opportunité, ils ont pu faire la part des choses grâce aux intervenants.

 

A l’initiative de l’Association Locale Montagne Centre et Sud – Fransylva forestiers Privés des Vosges, une vingtaine de ses adhérents a participé à cette nouvelle journée technique, animée par Alexandre PETRUNIW, conseiller forestier de la Chambre d’Agriculture des Vosges, intervenant pour Fransylva forestiers Privés des Vosges.

Au cœur du sujet : les espèces exotiques envahissantes (EEE). Camille GUNDER, du CEN Lorraine (Conservatoire des Espaces Naturels) y était conviée pour faire part de son expertise, en tant que référente EEE sur le Grand-Est.

La matinée s’est déroulée en salle, où il a d’abord été question de bien définir ce qu’est une EEE, le cadre réglementaire qui régit ces espèces ainsi qu’un passage en revue des principales plantes observées en zone forestière et les moyens de lutte qui s’y appliquent.

L’après-midi, le groupe s’est rendu sur le terrain à la rencontre de quelques plantes identifiées à différents endroits : bord de cours d’eau, petite forêt privée et aussi en forêt domaniale avec le concours de Francine ANTONOT, responsable biodiversité de l’agence Vosges Ouest de l’ONF.

Dans le viseur, des espèces émergentes sur lesquelles le CENL porte toute son attention (Spirées ornementales, Chèvrefeuille du Japon, Cerisier tardif), des espèces en liste d’alerte (Laurier cerise) et bien sûr les espèces implantées (Renouée du Japon, Balsamine de l’Himalaya).

L’essentiel à retenir est que ces plantes sont introduites par l’Homme en dehors de leur aire de répartition et que leur propagation menace la plupart du temps les plantes indigènes et les écosystèmes avec des conséquences écologiques mais aussi économiques (gestion de l’impact, santé publique…).

Si ce sont parfois, les animaux qui dépose certains fruits de ces espèces en forêt, leur présence est surtout d’origine humaine, notamment par le dépôt de déchets verts en forêt.

« La forêt n’est pas une poubelle, et à l’heure où les essences indigènes ont déjà des problèmes de taille à endurer (réchauffement climatique, gibier), le bon sens est de ne pas en mettre une couche supplémentaire » a déclaré Alexandre PETRUNIW.

Ainsi, la vigilance, l’information et la sensibilisation sont les premiers outils à utiliser pour prévenir d’une invasion dont l’ampleur n’est pas forcément mesurée tout de suite.